Législatives 2007 : Alexandre Medvedowsky

27 mai 2007 | par DD | 589 vues |

Ci-après la réponse d’Alexandre Medvedowsky

En parcourant le Blog d’Alexandre Medve­dowsky je me suis aperçu que cela ressemblait à un blog mais que ce n’en était pas un, enfin pas tout à fait ! Pourquoi ? Parce qu’un blog c’est d’abord et surtout un moyen de commu­niquer… dans les deux sens. Les visiteurs, lecteurs peuvent s’exprimer ne serait-ce que par l’intermédiaire des commen­taires, éventuel­lement même, ils peuvent obtenir une réponse… Le blog de notre candidat député ne fonctionne que dans un seul sens, le lecteur, souvent électeur, ne peut s’exprimer. Les commen­taires ne sont acces­sibles que sur certains articles. J’avais justement une question à poser à notre conseiller général sur son programme. À défaut de pouvoir lui écrire, je lui pose la question ci-dessous. Il pourra répondre, s’il le souhaite, dans les commen­taires ou utiliser le formulaire.

LOGEMENT – Nous devons impéra­ti­vement favoriser la construction de plusieurs milliers de logements. Les diffi­cultés d’accès au logement pour les familles et notamment les jeunes ménages sont devenues intolé­rables. Je suis favorable à la création d’un service public local de la caution permettant aux ménages disposant de revenus modestes d’accéder plus facilement à l’offre locative. Je souhaite également que les communes atteignent le quota de 20% de logements sociaux prévus par la loi.

Concrè­tement, au-delà des décla­rations d’intentions, comment feriez-vous, pour imposer aux communes, le respect de la loi SRU ? Que diriez-vous aux – électeurs venellois – pour solliciter leurs suffrages, pour les convaincre de voter pour vous ?

Vous pouvez utiliser ces balises de mise en forme :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

3 commentaires à “Législatives 2007 : Alexandre Medvedowsky”

Laisser un commentaire

  1. Par Claude Bouillet le 31 mai 2007

    Il apparaît dans la réponse d’Alexandre Medve­dowsky toute la différence entre un vision sociale de la gestion de la cité et une vision plus droitière de cette gestion.
    Répondre à un besoin social des logements pour satisfaire les foyers les plus démunis (où le logement décent est la première nécessité à satisfaire avec la nutrition) ou même les foyers « moyens » est une question de volonté politique. QUAND ON VEUT ON PEUT !! En dépit des belles phrases ou des beaux discours, ceux qui gèrent notre société, tant au plan local qu’au plan national n’ont manifes­tement pas cette volonté.
    La prise en charge par la CPA (Présidente Maryse Masini-Joissains candidate à la recon­duction de son mandat de député) des pénalités à verser par les communes en déficit du quota obligatoire de 20% de logements sociaux, n’est rien d’autre qu’un détour­nement de la loi SRU qui permet aux communes récal­ci­trantes d’y échapper par la mutua­li­sation de la pénalité. A Venelles notre maire l’a assez souvent affirmé en prétendant pour justifier son refus des logements sociaux qu’il ne veut pas sur notre commune de « barres d’immeubles de 10 étages », refusant ainsi l’idée que les logements sociaux pouvaient être autre chose que des barres d’immeubles de 10 étages.
    Electeurs soyez lucides !! Dans le Pays d’Aix la situation en matière de logements est dramatique !

  2. Par Le vicaire le 30 mai 2007

    La réponse de M. Medve­dowsky me paraît claire, et l’on retrouve à Venelles la même situation qu’à la CPA, refus de construire des logements sociaux, refus d’appliquer la loi, - on reste entre nous, on ne veut pas accueillir de nouveaux habitants (c’est ce que demandent les électeurs). Cette attitude ne tient pas compte des réalités et conduit à renchérir le coût des logements et à accentuer les inégalités. Il est effec­ti­vement nécessaire d’avoir un raison­nement global sur l’ensemble de la CPA et d’avoir le courage d’expliquer aux élus la situation dans laquelle nous sommes.

  3. Par medvedowsky le 30 mai 2007

    Dommage que vous ne puissiez être là ce soir. Voici quelques éléments de réponse sur les voies et moyens d’imposer le respect de la loi SRU :

    Si je suis élu Député, je ferai en sorte de réunir l’ensemble des maires des communes de la circons­cription, et au-delà des 34 communes de la CPA, afin que l’enjeu majeur de la construction de logements, qu’ils soient sociaux ou pas, soit réellement partagé par tous et qu’une réelle volonté politique d’agir anime l’ensemble des élus de notre territoire.
    Je prends l’engagement de faire ce que n’a pas fait Mme Joissains, députée sortante.

    Depuis l’adoption de la loi SRU, chaque commune, au-delà d’un certain seuil de population, est obligée par la loi de réaliser 20 % de logements sociaux. Pour réaliser cet objectif, la loi prévoit en phasage dans le temps. Toutes les communes ne sont pas dans la même situation et n’ont pas les même efforts à réaliser, compte tenu des réali­sations préexis­tantes. C’est pour cela qu’il faut accom­pagner les communes, et notamment les plus petites d’entre-elles. L’enjeu et l’obligation pour chaque commune doivent être partagés par tout le territoire. Quel meilleur moyen pour y parvenir que d’utiliser l’outil de mutua­li­sation de politiques publiques au niveau d’un territoire : la communauté d’agglomération ? En effet, ce territoire est pertinent et la CPA pourrait jouer un rôle majeur en la matière.

    Pour se faire, il faudrait qu’un Schéma de Cohérence Terri­torial (SCOT) soit enfin adopté au niveau de notre territoire. Chose que Mme Joissains, actuelle députée-maire et Présidente de l’Agglomération, aurait dû engager. En la matière, il est impératif de faire preuve de volon­tarisme politique. En effet, un SCOT permettrait de définir de manière cohérente et concertée l’ensemble des besoins en logement, quelqu’en soit le type, sur un territoire. L’adoption d’un SCOT permettrait de réaliser, concrè­tement, le Plan Local de l’Habitat (PLH) commu­nautaire voté en 2005. Il ressort de ce document que le besoin en logements, sur le territoire de la CPA, est de 2.200 (logements construits) par an. Si le constat sur les besoins est partagé, il faut néanmoins constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Le 1er bilan est catas­tro­phique car bien en-deça des objectifs affichés, notamment en matière de logement social (seulement 12 logements sociaux construits, en tout et pour tout, à Aix-en-Provence, depuis que Mme Joissains est maire !). Les résultats ne sont pas au rendez-vous car aucune volonté politique n’existe pour se faire. Si l’on ne définit pas ensemble, dans le cadre d’un SCOT, le nombre et le type de logements que l’on doit construire sur chacune des communes, il est évident que rien ne se fera. En la matière, on ne peut se satisfaire d’un laissez-aller, laissez-faire. Cette attitude est politiquement coupable. Il ne faut pas laisser chacune des communes seules face à cet enjeu. Car, il n’est pas de meilleur frein à l’action que l’inaction constatée des communes alentours. Mme Joissains ne peut exiger des communes du Val de Durance ou de la Haute Vallée de l’Arc, ce qu’elle refuse de faire dans la munici­palité qu’elle dirige actuel­lement, ville-centre qui plus est !

    La loi fait obligation aux communes d’adopter son Plan Local d’Urbanisme (PLU) (en rempla­cement des anciens POS) d’ici à 2010. S’il existait un SCOT aujourd’hui, cela aiderait grandement les communes dans ce travail d’actualisation des règles d’utilisation du sol; au regard des besoins en logements, des choix en termes de dévelop­pement économique ou de préser­vation de terres agricoles ou des paysages. La gestion de nos terri­toires nécessite une approche globale et cohérente. Il est impératif de donner du sens aux politiques publiques. Avoir une ambition pour un territoire, c’est savoir définir clairement où l’on veut le conduire (les objectifs de dévelop­pement) et de quelle manière (action concertée, phasage…).

    En matière de loi SRU, Mme Joissains n’a eu de cesse que de vouloir la contourner et la détourner. J’en veux pour preuve la règle que s’est donnée la CPA, sous l’influence de sa présidente, consistant au rembour­sement, par la Communauté elle-même, des pénalités finan­cières versées par toutes communes ne réalisant pas le quota annuel pour atteindre les 20 % de logements sociaux sur son territoire. Le paiement des pénalités est donc pris en charge par la CPA, et donc l’ensemble des communes. Inégalité totale entre les communes réalisant des efforts et les récal­ci­trantes. Mesure qui s’assimile à une incitation au non respect de la loi en somme…ce qui est troublant pour une députée de la République tout de même !
    Au terme de la loi, une Communauté d’agglomération, si elle a opté pour la compétence Habitat, peut percevoir ces pénalités finan­cières, fruits du non respect du quota de 20%. Mais, contrai­rement à ce que fait aujourd’hui la CPA, je demanderai à ce que ces sommes soient affectées spéci­fiquement à la construction, à la rénovation de logements ou à l’acquisition de foncier. C’est d’autant plus une priorité car en 2007, la CPA n’a prévu que 300.000 € pour la consti­tution de réserves foncières…ce qui est tout bonnement indigent lorsque l’on sait le prix du moindre terrain dans les environs ! Songeons par exemple que la grande salle de spectacles du Pays d’Aix a coûté, pour sa seule construction, 61 millions d»€…le contraste est saisissant et l’ordre affiché des priorités consternant !

    Si je suis élu Député, je ferai également en sorte que l’utilisation effective et efficace d’outils à dispo­sition des communes devienne une réalité. Il est surprenant que si peu de communes aient recours aux services de l’Etablissement Public Foncier Régional (EPFR) permettant aux villes et villages d’acquérir du foncier, notamment par l’appui technique à la consti­tution de Zone d’Aménagement Différé (ZAD), plus parti­cu­liè­rement sur notre territoire concerné par Iter

    Cordia­lement,

    Alexandre Medve­dowsky

Laisser un commentaire