Venelles : pandémie d’égophobie ?

23 septembre 2008 | par Pénélope | 713 vues |

Venelles : pandémie d’égophobie ? Quel titre bizarre ! Ne cherchez pas égophobie dans le dictionnaire c’est un néologisme et vous ne l’y trouverez sûrement pas.

Refus d’accueillir ceux qui ont fait des voyages leur art de vivre, refus d’avoir pour voisins des familles déten­trices d’un compte en banque moins fourni que le nôtre, refus d’offrir le gîte et le couvert à celui qui n’a plus pour compagnon que le froid glacial de l’hiver… Mais pourquoi ? Quelles diffé­rences fonda­mentales intrin­sèques, ou existen­tielles y a-t-il entre deux hommes pour que l’un rejette l’autre à ce point ?

Au début de leur vie, ils étaient d’adorables poupons, difficiles à diffé­rencier, pareillement objets de soins et d’émerveillement, qu’est ce qui aurait pu faire que, quelques années après, la nature de l’un diffère à ce point de l’autre ? Son mode de vie, l’épaisseur de son porte-monnaie, sa profession, le nom de ses parents… seraient-ils une expli­cation ? Assurément pas, ce n’est pas cela qui fait qu’un homme est un homme, on naît homme, et nous avons la liberté d’étoffer cette humanité tout au long de notre vie.

Ces femmes du Plateau de l’Arbois, qui élèvent, pour certaines, huit enfants dans des conditions de précarité absolue, mais, en ayant le souci de les scolariser, et qui, chaque matin, les habillent le plus dignement possible, nattent méticu­leu­sement les cheveux, et qui, avec abnégation et amour font tout pour que leurs petits soient « comme les autres », ne sont-elles pas dignes de respect et d’admiration de notre part, nous qui sommes débordées avec moitié moins d’enfants, mais, dix fois plus de place et tout l’équipement électro­ménager qui va avec.

La boue que ces femmes ont sous les pieds, nous l’avons sur les yeux pour ne pas voir leur beauté… et donc la nôtre.

En rejetant l’être pour ne garder que l’avoir, ne sommes-nous pas en train de nous rejeter nous-mêmes ?

Pénélope

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4 commentaires à “Venelles : pandémie d’égophobie ?”

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  1. Par la gauche en cantatrice chauve. le 24 septembre 2008

    Hier soir, la gauche n’a pas fait dans la différence : il aurait été difficile d’introduire un cheveu pour séparer son attitude, face à l’aire d’accueil, de celle de la majorité fort adroite.

  2. Par Pénélope. le 23 septembre 2008

    « les motivations des élus de Droite qui ménagent leur électorat.« 
      On peut préciser que la Consti­tution ne reconnait pas le mandat impératif.
    Et puis est-ce qu’un élu doit simplement coller au plus près des aspirations de ses électeurs ou plutôt s’efforcer, aussi, de leur montrer ce qui va objec­ti­vement dans le sens du bien commun ? Vaste question.
    En outre, si l’élu a été le candidat d’une partie des administrés, il est le repré­sentant de tous, et il doit en tenir compte et tenir un autre discours que: « J’ai été élu donc je fais comme je l’entends, moi ».

  3. Par Gandalf le 23 septembre 2008

    Provo­cateur je ne crois pas.
    Certains diraient qu’à Venelles la gauche n’existe pas ! Que majorité et opposition sont dans le même sac, la seule différence tient aux résultats des élections, les uns ont gagné, les autres ont perdu !

  4. Par desprez le 23 septembre 2008

    Devant le manque d’enthousiasme qu’avaient nos élus à commu­niquer sur le sujet (la mise en demeure du préfet date du 01 juillet!!), j’avais décidé ce matin de faire un petit article pour essayer de comprendre le pourquoi de ce silence. Pénélope m’a devancé, très bien, je reconnais bien là son humanisme qui relègue au deuxième plan les clivages politiques. Ce courage , nos politiques ne l’ont pas : si je peux comprendre les motivations des élus de Droite qui ménagent leur électorat, je ne m’explique pas celles de nos élus de gauche.

    Si, sur de tels sujets, les diffé­rences ne se font pas sentir, alors que restera-t-il à la gauche?
    Celà ne confirme-t-il pas le fait que dans une commune comme la nôtre les grands idéaux laissent le pas au pragmatisme électorale?

    Je suis un peu provo­cateur, j’attends vos réactions.

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