Archive pour février, 2009

Archéologie à Venelles

Vendredi, 27 février 2009 1 814 vues

Sur les traces de * Louis Félix CHABAUD *

Jean-Marc HÉRY

Jean-Marc HÉRY nous a déjà fait profiter de ses recherches sur Louis-Félix Chabaud en publiant deux billets, ici-même sur ce blog, en avril 2008 : Louis Félix Chabaud, réhabi­li­tation d’un génie méconnu et Une villa romaine à Venelles ?

Il récidive en nous apportant cette fois, le résultat de ses recherches, décou­vertes, obser­vations faites en parcourant et examinant l’ancienne propriété du sculpteur.

« Étude archéo­logique du site de Venelles »

Rappels

Ce document est la première partie (5 pages) de l’étude de Jean-Marc HÉRY. Une deuxième partie est en prépa­ration avec de nombreuses photos des objets trouvés.

Si vous voulez rafraîchir vos souvenirs concernant Chabaud, deux liens :
- Louis-Félix Chabaud sur le site de la mairie de Venelles
- Louis-Félix Chabaud sculpteur, quelques œuvres à l’Opéra de Paris.

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La principale difficulté face à un site aussi étendu, consiste à concevoir des hypothèses plausibles compte tenu des obser­vations réalisées sur le terrain et des témoi­gnages des habitants, notamment en ce qui concerne l’évolution du site sur une période de plus de 100 ans. (depuis la deuxième moitié du 19ème siècle)

Ce que l’on sait de manière formelle :

  1. Louis Félix CHABAUD, dans la seconde partie du 19ème siècle (certai­nement lors de son mandat de maire de Venelles 1865 – 1870), fait réaliser un certain nombre d’aménagements sur son terrain :
    • il crée un parc, il implante une pinède en « jeu de carte » à l’est
    • il réalise des travaux d’irrigation
    • il construit un bassin dont l’utilisation prête à controverse (voir ci-après)
  2. Louis Félix CHABAUD, passionné par la culture romaine, dispose chez lui de nombreux moulages qui paraissent avoir été réalisés sur des poteries, voire sur des moules employés pour la technique de la barbotine.
  3. Dans les années 1970, on a fait construire un bâtiment à l’Ouest du terrain, non loin du regard du canal de Traconnade.
  4. Il est possible de retrouver des tégulas à même le sol et en quantité importante en plusieurs endroits situés à l’est du terrain de CHABAUD ainsi que des poteries enterrées à faible profondeur, le tout dans une zone de fouille qui s’est volon­tai­rement limités à 2m*1m, de façon à ne pas endommager de façon irréversible le site.

Ce que l’on suppose d’après les témoignages :

  1. dans les années 1970 auraient été découverts des verreries romaines ainsi que des fragments de mosaïques
  2. les héritiers de CHABAUD mentionnent l’existence au nord-est du terrain, au milieu d’un champ, d’une structure circulaire ressemblant à un four de potier, située approxi­ma­ti­vement sous 1m de terre.
  3. Dans le champ situé en regard de la zone de fouilles auraient été découvert des murs en pierre ; ceux-ci auraient été détruits de façon à permettre le labourage dans les années 30. Ils explique­raient l’ « anomalie » géologique constatée dans la partie sud du terrain, à savoir la présence de nombreuses pierres, de taille importante, qui auraient été entre­posées là, puis exploitées par les Venellois pour construire les maisons de l’époque.

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Un étrange bassin de rétention d’eau :

Schéma du bassin Chabaud

CHABAUD fit construire, proba­blement dans les années 1860, un étrange bassin, structure rectan­gulaire partiel­lement enfouie 2 mètres sous terre, d’environ 15 m de long sur 6 de large, dominée par une voute de pierres percée d’un orifice circulaire d’un mètre de diamètre, et présentant une entrée latérale avec un petit escalier donnant accès au fond du bassin.

Cet édifice pose de très nombreuses questions… outre le fait qu’il soit implanté dans une zone où, manifes­tement, pourraient subsister des vestiges gallo-romains, son utilité même demeure un sujet de controverse.

- de l’implantation du bassin sur le terrain :
Le bassin est situé dans l’axe de la maison de CHABAUD, sur un terrain dont la pente naturelle est orientée vers le sud-ouest. Si l’on peut déjà s’étonner de ce que CHABAUD ne cultivait pas ses terres, on peut aussi s’étonner de l’implantation même de ce bassin qui ne permettait d’irriguer qu’une partie infime du terrain (et ne permettait pas en parti­culier d’irriguer la partie aménagée en jeu de carte par le sculpteur).
Situé 180m plus au Nord, ce bassin aurait réellement permis l’irrigation de la totalité du terrain, mais pas dans sa position actuelle.

- de la structure même du bassin :
Au-delà de la position du bassin, on peut s’étonner de sa structure même. Compte tenu de son implan­tation, il ne permettait pas de récupérer des eaux de ruissel­lement mais uniquement des eaux de pluie par le biais de l’orifice circulaire construit à même la voute.

Citerne terrain Chabaud, vue extérieureCiterne terrain Chabaud, vue intérieure

Propriété Chabaud, plan de situationPropriété Chabaud, vestiges

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Hypothèse

On peut évidemment s’interroger sur la réelle utilité de ce bassin de rétention qui, manifes­tement, était soit le fruit de l’imagination d’un très mauvais architecte (ce que n’était pas CHABAUD même si son intérêt pour la matière agricole était assez restreint), soit corres­pondait à une autre utilité ou avait été construit là par pure opportunité.

C’est l’hypothèse que l’on serait tenté de formuler.

En effet, la locali­sation de ce bassin laisse à penser qu’il est très probable qu’en creusant à cet endroit, Louis Félix CHABAUD, rappelons-le grand amateur d’art romain, aurait pu trouver des vestiges et en parti­culier des tessons de poteries ainsi que des moules pour les sigillés.

Cette hypothèse est d’autant plus forte que l’on retrouve, autour et sur le puits, de très nombreux fragments de tégulas.

On peut donc raison­na­blement émettre l’idée que CHABAUD aurait réalisé des fouilles sur son terrain.

Quels en furent les résultats ? Nul ne le sait !

Des fouilles… aux moulages

MouleMoule

Toutefois, on peut réaliser un rappro­chement audacieux avec des moulages conservés non loin de là dans sa maison et qui semblent corres­pondre à des sceaux utilisés pour la technique de la barbotine. L’hypothèse des moules semble confirmée, dans le lot de plâtres retrouvés, par le présence de deux pièces convexes tandis que les autres éléments ne seraient que des surmoules.

La plupart des sujets évoqués dans ces moules (de très petite taille), n’excédant que rarement 2cm de diamètre, demeurent mytho­lo­giques (combat d’Amour et Cupidon, Hercule, Hermès, Diane, Vénus…)

Moules et surmoules, collection Chabaud

Moules et surmoules, collection Chabaud —  1 —  2 — 3 — 4 — 5 -

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Différents axes de recherche

À partir de relevés topogra­phiques simples et de consta­tations sur le terrain il est possible d’établir diffé­rentes conjectures qui permettent d’identifier trois zones de recherche (cliquez pour agrandir le plan ci-dessous) :

Propriété Chabaud

  1. En partant du bassin de rétention et en remontant au le nord-est vers le position­nement présumé d’un four à poteries. On longe ainsi une zone forestière qui présente une parti­cu­larité géologique : la présence de deux strates :
    • une strate inférieure extrê­mement argileuse
    • une strate supérieure beaucoup plus riche en matières végétales, qui pourrait laisser penser à un glissement de terrain. C’est essen­tiel­lement à l’intérieur de cette dernière qu’il a été possible d’isoler de nombreux tessons de poterie et de sigillés (strate qui mesure jusqu’à 50cm).
    • Cette zone pourrait, d’après les témoi­gnages recueillis, corres­pondre à une zone de production de poteries. Cette théorie pourrait être confirmée par la présence d’un four au Nord du terrain. Elle est d’ores et déjà fortement soutenue par la découverte, sur un périmètre de 2m², de plus de 200 tessons de poteries.
  2. En partant du bassin de rétention et en remontant vers le Nord OUEST.
    On devrait trouver, d’après les témoi­gnages, des restes de fondations et peut-être des éléments à caractère décoratifs tels que des mosaïques.
    Il est à noter cependant que l’exploitation agricole du champ aura relégué la plupart des vestiges à une profondeur d’au moins 50cm.
  3. En partant du bassin et en descendant vers le SUD : on se rapproche alors de la fameuse « carrière » où furent stockées les roches et tégulas qui, préci­sément, déran­geaient l’exploitation agricole. Celle-ci a malheu­reu­sement été largement pillée pour ce qui est des pierres, lesquelles ont servi à l’édification de nombreuses maisons sur Venelles et dans les environs.

Au revoir M. Chamagne

Mardi, 24 février 2009 958 vues

Claude Chamagne nous a quitté.

L’information m’est tombée dessus, bruta­lement, froidement, à la lecture de la rubrique décès du journal. De nombreux Venellois l’ont connu. Ceux, comme moi, dont les enfants ont fréquenté les écoles scolaires de la commune. Ceux aussi, nombreux, ex-Venellois, enfants devenus adultes dont il a été le Maître d’école.

(Lire la suite…)

Une curieuse découverte

Samedi, 21 février 2009 494 vues

Le mystère de la citerne va-t-il être enfin levé ? ( La Marseillaise)

Une belle tartufferie ?

Mercredi, 18 février 2009 5 282 vues

Obser­vations sur le PLU

Encore un commentaire qui mérite d’être mis en valeur ! Par Jacqueline Veysseyre quelques obser­vations perti­nentes sur le PLU et le PADD ainsi qu’un point de vue sur le dévelop­pement durable. (tartufferie — synonymes)

Jacqueline Veysseyre

Voici les remarques que j’ai déposées en mairie dans le cadre de l’enquête publique du PLU.

1 — Comment est déclinée la compa­ti­bilité du projet de PLU avec le PLH de la Communauté du Pays d’Aix voté fin 2005 ?
L’art L 123.1 du code de l’urbanisme stipule que le PLU dont être compatible avec le PLH auquel il n’est jamais fait référence. Comment la politique commu­nautaire de l’habitat et la solidarité entre les communes est-elle prise en compte ?

2 — Comment le projet de PLU permettra-t-il de tendre vers les obligations de l’article 55 de la loi SRU en matière de logement social, et de répondre aux besoins ? Comment seront tenus les objectifs du PLU ?
L’objectif affirmé dans le PADD de 1/3 de logements sociaux dans les nouvelles opérations, soit 363 logements pour un objectif de 1 100 logements nouveaux, permet un rattrapage de seulement 143 logements : cela suffit-il pour respecter la loi ?
Les servitudes pour mixité sociale inscrites dans la zone AU1, UE (zone d’activité) et quartier des Michelons, affirment une ferme volonté : néanmoins un rapide décompte montre que c’est seulement 50 à 60 logements sociaux qui sont envisagés sur AU1 et Michelons dont la moitié pour rattrapage, le nombre de logements en zone UE n’étant pas indiqué.
Pourquoi ne pas avoir appliqué la servitude de mixité sociale aux zones AU2, même si les conditions préalables à leur ouverture laissent sceptique sur l’échéance.
(On note que les servitudes pour mixité sociale ne figurent pas dans la liste des servitudes dans les annexes ????)

3 — Est-il bien opportun d’envisager de créer de l’habitat dans la zone d’activité ?
N’est-ce pas en contra­diction avec l’objectif « d’assurer le maintien et la pérennité des activités » ?
Le cadre et la qualité de vie des résidents ne souffriront-ils pas des nuisances de l’environnement immédiat ?
Pour une petite commune comme Venelles, la mixité des fonctions ne doit-elle pas s’apprécier à l’échelle de l’ensemble de la commune, qui est très majori­tai­rement vouée à une fonction résiden­tielle ?
Auquel cas ne conviendrait-il pas de chercher à renforcer l’activité économique et l’emploi ? Où ?
N’y avait-il pas d’autres secteurs suscep­tibles d’être ouverts rapidement à l’urbanisation, plus propices à l’implantation d’habitat ?
Quoi qu’il en soit, une véritable orien­tation d’aménagement sur la zone UE, en lien avec le reste de la commune n’aurait-elle pas été opportune ?

4 — Les Orien­tations d’Aménagement inscrites dans le projet de PLU méritent-elles cette appel­lation, étant réduites au minimum ?

5 – La notion de mixité sociale à travers la mixité des logements se résume-t-elle à un % de logements sociaux ? Répar­tition entre accession et locatif ? Part des diffé­rentes catégories de logement social (du « très social » au logement inter­mé­diaire) corres­pondant en elles-mêmes à une certaine mixité et à des besoins diver­sifiés ? Quel objectif en matière d’accession sociale ? Si un des buts affirmés est notamment de répondre aux besoins des jeunes ménages, l’accent ne doit-il pas être mis sur les diffé­rentes catégories de logements locatifs, sur les diffé­rentes catégories d’accession ? Le PADD au moins aurait pu énoncer une véritable stratégie en matière de diversité sociale.
Comment est déclinée la mixité sociale en termes de générations ? Quelle offre pour les personnes âgées, autonomes ou dépendantes ?

Et je rajoute dans ce blog : la notion de dévelop­pement durable, souvent de fait conçue de manière restrictive (protection des espaces naturels et agricoles etc…) ne devient-elle pas un argument de conser­vatisme social “politiquement correct”?

Ne permet-elle pas d’avoir bonne conscience pour protéger son environ­nement immédiat d’une urbani­sation que l’on ne souhaite pas “à sa porte” ? N’est-ce pas parfois une belle tartufferie ?

Jacqueline Veysseyre

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L’Éden… à l’est de l’autoroute ?

Dimanche, 15 février 2009 1 220 vues

Pourquoi pas ?

Construire au-delà de l’autoroute ? Pourquoi pas ? À Venelles la quasi-totalité des politiques refuse la traversée. Eux vivants, jamais la ville ne s’étendra dans cette zone. Le résultat est immédiat, ne peuvent s’établir à Venelles que les classes aisées, les jeunes et les classes moyennes sont priées d’aller voir ailleurs !!!

Une réflexion intel­ligente de Didier Desprez

Un quartier durable sur le terrain des Michelons…

- Réalité ou effet d’annonce ?

Sans aucune concer­tation et sans doute par effet de mode, la munici­palité et plus préci­sément son Maire ont fait le choix de réaliser un quartier durable sur le terrain des Michelons, situé, excusez-moi du peu, entre une ex-nationale et une autoroute (et sa sortie), flanqué, qui plus est, d’une station-service dont on n’envisage même pas le dépla­cement, sans parler qu’une grande partie de ce terrain est en zone inondable.

Dans de telles conditions, affirmer que l’on va réaliser à cet endroit un éco-quartier relève plus de l’effet d’annonce que d’une réalité : Je rappellerai simplement que la démarche d’éco-quartier suppose une analyse préalable des besoins en terme de qualité de vie, de mobilité et d’accès aux services mais également en termes d’économie des ressources et des charges, de maîtrise des flux et de gestion des milieux. Un quartier durable s’inscrit dans l’amélioration des espaces naturels et du patrimoine végétal, augmente la biodi­versité et améliore la vie sociale dans un cadre agréable. Le terrain des Michelons qui se trouve en entrée de ville avec les nuisances évoquées ci-dessus et une circu­lation dense qui ne cesse d’augmenter d’année en année ne répond pas à ce cahier des charges.

- Un quartier sans doute, un quartier durable certai­nement pas !!!

Et ce n’est pas parce qu’on envisage d’y faire un réseau de chauffage avec une chaudière au bois que cela changera quoi que ce soit !!!

J’irai même plus loin en consi­dérant qu’il serait préférable d’imaginer sur ce terrain un grand espace public accueillant la salle de spectacle et pourquoi pas un hôtel : vouloir renta­biliser le terrain (qui appartient déjà à la commune) ne doit pas nous conduire à faire n’importe quoi ! La démarche Dévelop­pement Durable va bien au-delà de la simple composante économique.

Bien entendu, je ne mets pas de côté notre besoin criant en logements, mais avec un peu de courage politique, VENELLES dispo­serait sur son territoire de bien d’autres possi­bilités en parti­culier de l’autre côté de l’autoroute, autour de la rue des Michelons et du Collet Redon pour réaliser de véritables éco-quartiers en évitant l’étalement urbain (que malheu­reu­sement prévoit le futur PLU avec l’urbanisation par exemple du quartier du Barry).

En dehors de toutes échéances électorales, le sujet mérite débat.

Didier DESPREZ

4 propositions pour le PLU !

Dimanche, 15 février 2009 856 vues

Un commentaire de Jean-Louis Vayssière

Jean-Louis Vayssière a écrit un commentaire parti­cu­liè­rement intéressant concernant le PLU, et, plutôt que de le laisser dans les profondeurs du site où il serait peu visible, je l’ai repris pour en faire un billet ; plusieurs obser­vations et quatre propo­sitions qui, pourquoi pas, pourraient être étudiées et reprises par la mairie !

Suggestions pour le PLU

PLU : n’en jetez plus !

Beaucoup de choses ont été écrites ou dites sur les blogs, dans les tracts, lors de décla­rations en conseil municipal, en réunions publiques, au café du commerce… concernant le Plan Local d’urbanisme (PLU) dont l’approbation est proche dans un conseil municipal joué d’avance.

Récemment s’est tenue l’enquête publique. Comme quelques Venellois, j’ai voulu consulter les documents mis à dispo­sition des citoyens en mairie.

La dispo­ni­bilité du personnel communal chargé d’en faciliter la lecture est remarquable. La qualité technique des documents est évidente. Nous aurions souhaité cependant un tableau résumé présentant l’existant et les modifi­cations proposées, en d’autres termes « ce qui change » ! Il aurait été plus facile pour les non-spécialistes de s’approprier les enjeux d’aménagement de la commune.

Les remarques portées sur le cahier par les Venellois sont instructives. La plupart d’entre elles pointent des inquiétudes ou des inter­ro­gations qui portent sur des situations parti­cu­lières, qui touchent direc­tement le rédacteur. Rares sont les obser­vations qui mettent en avant l’intérêt général et proposent une lecture globale des documents présentés. Il y en a quelques unes cependant et il faut remercier ceux qui s’y sont frottés.

Les choix du Projet d’Aménagement et de Dévelop­pement Durable (PADD) sont présentés de manière résumée mais précise. Les formu­lations respectent les textes : « optique de mixité sociale », « diver­si­fi­cation de l’offre de logements ». La spéci­ficité de l’installation d’ITER est prise en compte dans une Zone d’Aménagement Différée (ZAD). Avec un slogan qui revient « dévelop­pement urbain et gestion économe de l’espace ». Tout cela est très bien.

Derrière les principes, quelles réalités à venir peut-on percevoir ? Il faut chercher longtemps la vision à moyen terme de la commune qui structure les propo­sitions qui sont faites. On retrouve, en cherchant bien, un objectif chiffré de 10 500 habitants en 2015 qui conduit à « 1100 à 1150 nouveaux logements dont 1/3 de logements sociaux ».

Cette infor­mation est essen­tielle car elle fixe le choix de la munici­palité concernant d’une part la taille à 5 ans de la commune, d’autre part, les carac­té­ris­tiques socio-démographiques de la population à moyen terme, au regard de la conception singulière que l’on a des équilibres néces­saires à une vie collective harmo­nieuse et de la façon dont on s’accorde avec les obligations régle­men­taires. C’est bien sûr un objet de débat. Alors allons-y !

Je voudrais faire quatre propositions :

1 — La crise actuelle montre à l’évidence que nombre d’habitants actuels de Venelles ne pourraient pas s’y loger aujourd’hui, pas plus que leurs enfants et les enfants de leurs amis. Le projet manque singu­liè­rement de réflexion sur les logements inter­mé­diaires destinés aux jeunes ménages, jeunes salariés céliba­taires, étudiants… population fragile, solvable mais exclue du marché actuel du logement sur la commune. Pourquoi ne pas décider un Plan Communal de Logements Inter­mé­diaires, volon­tariste et chiffré ?

2 — L’objectif de logements sociaux est calé au tiers des habitations nouvelles, pourquoi 1/3 ? On ne le sait pas. En 2015, Venelles sera encore à moins de 10% de logements sociaux. Il en manquera toujours prés de 500. L’argument de gestion économe de l’espace est avancé pour en limiter la construction. Certes, Venelles n’est pas une commune étendue et la volonté de préser­vation des espaces naturels est louable. Cependant, un niveau de 50% de logements sociaux dans les nouvelles constructions ne modifierait pas l’emprise au sol des habitations et permettrait de se rapprocher des objectifs de la loi SRU. C’est une question de choix politique. Pourquoi ne pas mettre en débat au sein de la commune une alter­native raisonnable au choix de la majorité municipale, plus respec­tueuse de la Loi et de son objectif de mixité sociale ?

3 — Les urbanistes et archi­tectes ont montré depuis longtemps que des logements avec des loyers acces­sibles au plus grand nombre peuvent avoir des qualités archi­tec­turales reconnues, et s’intégrer harmo­nieu­sement dans un paysage urbain respectueux de la diversité paysagère. Pourquoi ne pas lancer un concours sur ce thème auprès des professionnels ?

4 — L’aménagement de la commune s’appuie néces­sai­rement sur l’existant. Celui-ci réfère à un zonage qui sépare les lieux d’activité, de loisirs, d’habitat, et, dans les lieux d’habitat, les zones résiden­tielles et celles de densité plus forte. C’est dans les inter­valles, dans les super­po­sitions de ces espaces que peuvent, physiquement, se travailler les aména­gements futurs pour que le vivre ensemble devienne une réalité. Pourquoi ne pas proposer un programme structuré de valori­sation de ces espaces de liaison ?

Jean-Louis Vayssière
Membre de Carrefour Citoyen

Le temps d’une pause

Dimanche, 15 février 2009 591 vues

Le temps d’une pause

Pénélope est de retour et nous livre quelques réflexions sur la démocratie telle que nous la vivons en France, la théorie… la pratique… le gouver­nement du peuple, par le peuple, pour le peuple… ou bien Moi, par Moi, pour Moi !

Réflexions

Constitution, le peuple ou moi ?Tout homme a des défauts qui imprègnent chacun de ses faits et gestes, mais, lorsque tous les hommes agissent ensemble, les défauts des uns gomment ceux des autres, et l’on approche de la perfection. Dès l’antiquité, cette obser­vation, appliquée à la vie de la cité, a permis, aux philo­sophes et autres penseurs du bonheur de l’homme, d’étayer la conception du principe de démocratie.

Ainsi, dans une démocratie, la souve­raineté appartient à tous les hommes mais à aucun en parti­culier. En France, cette idée du pouvoir détenu par tous a mis du temps à faire son chemin et la mise en pratique de la démocratie y est relati­vement récente, au regard de l’histoire qui a fait ce pays.

Le peuple est donc souverain et l’exercice du pouvoir lui revient : la Consti­tution, qui régit le pays depuis le 4 octobre 1958, précise en son article 2, alinéa 5 « gouver­nement du peuple, par le peuple et pour le peuple », on ne peut être plus précis et plus direct.

Le principe étant posé, il s’agit maintenant de s’intéresser à la mise en pratique, et, là aussi la Consti­tution est parti­cu­liè­rement claire, article 3, 1er alinéa : « La souve­raineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses repré­sentants et par la voie du référendum. » Le peuple ne délègue pas sa souve­raineté aux repré­sentants, il l’exerce par ses repré­sentants, qui sont donc appelés à être les bras du peuple et non à se substituer à la totalité du « corpus populi ». Là encore la Consti­tution est sans appel, soulignant au 2ème alinéa de l’article 3 « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice (de la souve­raineté NDLR) ».

La souve­raineté est au peuple qui exerce son pouvoir par les repré­sentants qu’il s’est choisi : les élus. Les élus ne sont que par la souve­raineté du peuple, sans cette souve­raineté ils ne sont plus. L’élu n’a donc aucun pouvoir, aucune souve­raineté intrinsèque, il n’est que du fait de la volonté populaire.

Si l’élu n’est que du peuple, l’exercice de la souve­raineté populaire requiert l’élu. La Consti­tution établit donc les conditions de désignation de l’élu et prévoit en son article 4 que « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. » Le mot « concourent » est à noter, car il indique que les partis et groupements politiques ne courent pas tous seuls, ce qui a son importance dans la désignation des candidats à la repré­sen­tation. Et une nouvelle fois la Consti­tution précise que tout doit être fait dans le respect des principes de la souve­raineté nationale et de la démocratie.

Tout ceci pose la place et le rôle du repré­sentant élu dans notre pays, le mode de désignation des candidats ou le type de scrutins qui préside à l’élection des repré­sentants n’étant qu’accessoires.
L’élu est clairement le repré­sentant de tout le peuple (tout au moins celui qui constitue sa circons­cription d’élection), c’est la tâche qui lui est dévolue et tout peuple doit recon­naître en lui son repré­sentant. L’élu a le droit et le devoir de repré­senter TOUT le peuple, qui exerce sa souve­raineté par lui mais il est indis­pensable que le peuple recon­naisse en lui son repré­sentant, pour qu’il en soit ainsi et que soient respectés les principes constitutionnels.

Des dysfonc­tion­nements surviennent parfois, qui, lorsqu’ils se généra­lisent, éloignent la pratique du principe, au point même de le perdre complè­tement de vue et de s’en détacher imper­cep­ti­blement mais inexo­ra­blement, et pour le plus grand malheur du peuple qui s’est fait déposséder de sa souveraineté.

Imaginons que les élus confisquent la souve­raineté à leur profit, arrivant même à constituer une caste où la volonté du peuple dans la désignation serait contrariée par une sorte de système de cooptation où ne pourraient être candidats que ceux adoubés par les partis politiques, la part belle serait alors réservé aux amis, cousins et autres parentèles. Qu’en serait-il de la souve­raineté du peuple, obligé de choisir ceux qu’on leur désigne ?

Imaginons encore qu’un élu, porté à la candi­dature par un parti politique (confor­mément à l’article 4), oublie qu’il est l’élu du peuple tout entier, étant dans l’impossibilité de se détacher du parti auquel il a appartenu, comment le peuple pourrait-il recon­naitre en lui son représentant ?

La démocratie est une construction fine et délicate, qui peut être mise en danger par les moyens employés pour la mettre en pratique, moyens qui prennent une telle place, une telle importance qu’ils en arrive­raient à l’occulter, puis à l’anéantir.

Pénélope

La chasse aux sorcières est-elle ouverte ?

Mardi, 10 février 2009 902 vues

Aucun Venellois ne le croira jamais, ailleurs peut-être, pas chez nous.
Nouvelle gouvernance oblige, n’en doutons pas, monsieur le maire nous expliquera bientôt, en toute trans­parence, les raisons de ces mouvements de personnels.

Venelles en Vie — Licen­ciement ? Dégraissage ? Surnombre ?
Précisions sur les mouvements de personnel

Certains fonction­naires qui seraient en surnombre sont remerciés, alors que les embauches, tous services confondus, se sont multi­pliées ces derniers mois. Bizarre !

Méfiez-vous du calendrier…

Lundi, 9 février 2009 373 vues

2009 le calendrier des pompiersLe calendrier des pompiers 2009 n’hésite pas à innover et à faire dans l’original ! Habituel­lement le Mardi Gras tombe… un mardi et les Cendres, le plus souvent un mercredi !!! Ces dates sont fixées par rapport à la fête de Pâques, les Cendres marquant le premier jour du Carême (40 jours avant Pâques) et le Mardi Gras… la veille du mercredi, en cette année 2009, 24 et 25 février et non 20 et 21.

Brèves du web d’ici et d’ailleurs…

Jeudi, 5 février 2009 392 vues

- Si vous cherchez un nom de domaine lié à Venelles…
venelles-proximite.org (VENELLES-PROXIMITE.ORG) est en vente
- Une nouvelle émission de Provence TV7 — Parole aux blogueurs aixois
Gaelle Lenfant (PS), Olivier Bayona (UMP) et Benoît Petit (MODEM)
- Connaissez-vous Robert de Venelles ?