Archive pour avril, 2009

Hounky libre

Mercredi, 29 avril 2009 1 065 vues

 

Hier matin nous avions décidé de remettre Hounky en liberté…

Il part

Hounky dans la haieVers 10h00 nous sommes sortis dans le jardin avec notre petit écureuil. Depuis ce 22 mars où nous l’avions trouvé dans les graviers il n’avait pas quitté la maison. D’abord un peu surpris par l’air et le soleil, il a continué à jouer, passant de l’un à l’autre, montant, descendant, tournant, virevoltant… cela à duré quelques minutes jusqu’à ce qu’il saute à terre et qu’il coure vers la haie dans laquelle il a immédiatement grimpé. Nous l’avons vu pendant une dizaine de minutes, il s’est arrêté, nous a fixé… un long moment… et il est parti. Tout à la fois soulagés et inquiets nous avons scruté les haies et les arbres sans l’apercevoir. Il était parti.

Il revient

Vers midi nous sommes allés faire un tour… voir si nous pouvions l’apercevoir dans les arbres. Il était sur un arbuste au fond du jardin, nous avons tendu la main, il a sauté, il était rentré. Nous l’avons remis dans la cage en laissant la porte ouverte, il a mangé un peu et surtout il a bu. Il est revenu sur nous, a joué quelques minutes et il est reparti…

Vers 17h00 mon épouse, à quatre pattes, replantait quelques fleurs dans un massif quand il est arrivé par la haie de thuyas et lui a sauté sur l’épaule. Nous l’avons remis dans la cage, il s’est restauré et s’est installé pour la nuit. Nous avons fermé pour le protéger d’éventuels agresseurs et l’avons laissé tranquille. Demain matin nous lui redonnerons la liberté…

Dernières nouvelles

- mercredi 29, ce matin il pleut. Nous essaierons demain…

- jeudi 30, il fait beau. Hounky a eu du mal à se décider mais il est parti quand nous l’avons laissé sur la terrasse. Nous ne l’avons plus revu depuis, il est 16h30.
- 19h00 il est rentré, épuisé… câlin, boire, manger et dormir. On recommencera demain.

Les Michelons, une vitrine municipale ?

Mardi, 28 avril 2009 1 262 vues

Un éco-quartier à Venelles

Nombreux sont nos concitoyens qui trouvent l’idée excellente, un éco-quartier à Venelles, plus précisément sur le terrain dit des Michelons, coincé entre l’autoroute et la nationale, près de l’échangeur, derrière la station-service !

Vitrine ?

Ils sont nombreux à penser ainsi… je n’en suis pas. Bien sûr on me dira que je n’y connais rien en urbanisme et c’est vrai ! Je ne pourrais dire exactement ce qui ne me plaît pas dans ce projet et surtout je ne saurais pas argumenter sérieusement ; ce projet je ne le sens pas, je ne sais pas quelle est sa finalité, qui va pouvoir se loger, vivre, travailler dans ce quartier ?

Ce projet est-il destiné à permettre à des Venellois de se loger ? Ou bien n’est-il qu’une vitrine ? Un quartier pour vivre ? Ou une pyramide ?

Vous avez sûrement un avis sur la question, n’hésitez pas, exprimez-vous, discutons, échangeons, je pourrais me laisser convaincre…

« Éco-quartiers : vitrines municipales ou réels précurseurs d’un urbanisme durable ? ». Parmi les défauts supposés des projets de « quartiers verts » français, certains pourraient bien s’appliquer à notre projet venellois…

Quelques liens

Faites-vous une opinion… voici quelques liens :

Pour un Développement durable à l’échelle du quartier (ecomaires.com)

Rappelant le Principe 1er de la Déclaration de Rio de Janeiro adoptée lors du Sommet de la Terre de 1992 qui énonce que « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable« , reconnaissant que la poursuite de ces objectifs passent par le renforcement, à tous les niveaux, de la mise en œuvre de directives, recommandations, traités internationaux (Kyoto, Berne, etc.) signés par les gouvernements et déclinés en texte de portée nationale, soucieuse de promouvoir le développement durable à l’échelle du quartier entendu comme étant un territoire qui, pour sa création ou sa réhabilitation intègre dans une démarche volontariste :

  • une conception et une gestion intégrant les critères environnementaux,
  • un développement social urbain équilibré favorisant la valorisation des habitants, la mixité sociale et des lieux de vie collective,
  • des objectifs de développement économique, de création d’activités et d’emplois locaux,
  • les principes de la gouvernance que sont la transparence, la solidarité, la participation et le partenariat, tenant compte des attentes des élus…

L’éco-quartier ne doit pas être une enclave écologique pour bobos

Ce n’est pas trois maisons passives et deux pistes cyclables qui font un écoquartier. Aborder un ou deux thèmes ne peut pas suffire à prétendre conduire ou mettre en oeuvre une démarche de développement urbain durable. (…) Une autre tendance qui ressort, c’est que les élus français qui lancent un projet d’écoquartier le conçoivent trop souvent comme un îlot écologique au sein de leur ville.

Concevoir un ÉcoQuartier – Référentiel

  • c’est cesser de considérer le sol comme un simple actif à valoriser à court terme, pour l’envisager comme un bien non renouvelable dont on assure l’économie, la cohérence, et le devenir,
  • c’est penser les extensions urbaines d’aujourd’hui comme le patrimoine de demain,
  • c’est appréhender le cadre de vie des habitants actuels comme étant celui des générations futures,
  • c’est savoir que l’énergie est précieuse ; que les territoires, l’eau, l’air, le climat ont leurs logiques propres, qu’ils sont indispensables à nos vies mais que si on ne s’inscrit pas dans leur logique, ils constituent aussi un risque,
  • c’est comprendre que la proximité est une richesse et une valeur pour les habitants.

Hounky grandit

Jeudi, 16 avril 2009 638 vues

Hounky 4 mois environBientôt Hounky sera un écureuil adulte, sa cage étant trop petite nous le laissions quelquefois en liberté dans la maison… il grimpait partout et faisait le cirque dans les rideaux, sur les armoires… Hier je suis allé lui acheter un logement plus vaste que nous avons aménagé sur trois niveaux. Nous espérons que ce nouvel habitat lui permettra de patienter quelques semaines… jusqu’à son retour dans la nature. Nous le préparons en laissant ouverte la porte de la cage pour qu’il s’habitue à sortir… et à rentrer.

À vous de juger

Jeudi, 16 avril 2009 1 221 vues

Un nouveau site

Le nouveau site de la mairie est enfin là ! Il faudra du temps pour en faire le tour, l’analyser et vérifier s’il correspond à nos attentes. Il semble bien né, agréable à l’œil, facile à visiter, la navigation est simple malgré le nombre des rubriques, l’outil utilisé permettra au site d’évoluer et de s’adapter aux besoins futurs. En un mot l’emballage est sympa mais que sera le contenu ?

Quels sujets ?

Le billet de présentation, « Bienvenue sur le nouveau site internet de Venelles » nous donne quelques pistes… un outil incontournable de communication et de d’information sur les événements culturels, sportifs, associatifs (…), c’est bien mais la vie de Venelles ne se limite pas à ces trois domaines ! Remarquons aussi que le site ne fonctionne que dans un sens, vous pouvez visiter mais ne pouvez ni commenter ni critiquer.

Nouvelle gouvernance ?

À quelques détails près, j’aurais pu n’en dire que du bien… s’il n’y avait ces mots qui le présentent comme le Fruit de la nouvelle gouvernance !!!

En effet, la présentation se réfère à la nouvelle gouvernance ce qui me semble très exagéré. Dans la liste de ceux qui ont participé à sa création on trouve les élus, les services, une société spécialisée… Qu’en pensez-vous ?

La forêt de Venelles en danger ?

Dimanche, 12 avril 2009 1 482 vues

Feu de forêt

Feu de forêt à Venelles

Nous n’en avons pas entendu parler, pourtant cela est récent. Le lieu du sinistre est à 400 mètres du parc des sports, environ 1 hectare a brûlé.

Arbres déracinés

Arbre déraciné par la tempête

Dans une zone de crête sévèrement débroussaillée, des arbres déracinés…

Le Ravi et les blogs

Samedi, 11 avril 2009 617 vues

le Ravi lit-il 13770.org ? En tout cas nous avons les mêmes goûts pour les blogs intelligents et impertinents du Pays d’Aix. (My blog is beautiful)

Le président à Venelles

Vendredi, 10 avril 2009 796 vues

Le président Sarkozy à Venelles, quelques photos sur le site de la mairie.

Le président à VenellesLe président à Venelles

Louis-Félix Chabaud était-il maudit ?

Vendredi, 3 avril 2009 1 498 vues

  

Après avoir retracé l’œuvre de Louis-Félix Chabaud, Prix de Rome, sculpteur pour Charles Garnier, son ami, de plusieurs centaines d’œuvres à l’Opéra de Paris puis à Monte-Carlo, Jean-Marc Héry se pose la question : Louis-Félix Chabaud était-il maudit ? Pourquoi son œuvre n’est-elle pas reconnue ?

Les conclusions de Jean-Marc Héry

Ses œuvres ont subi pour certaines des dommages irréparables, la postérité, c’est le moins que l’on puisse dire, ne lui aura pas réservé un sort favorable puisque dès 1875 certains s’évertuaient à minimiser sa participation à l’opéra de Paris.

Il y a clairement 3 explications à ce phénomène :

  • Son caractère
  • Une certaine animosité à l’égard de Paul Cézanne
  • Sa fidélité à Napoléon III

Chabaud, on le sait , n’était pas un sculpteur très sociable : ses descendants relatent certains épisodes amusants : on ne lui connu aucun amour, il était d’humeur bougonne, les lettres adressées par Charles Garnier lui-même témoignent d’un côté « vieil ours ».

En outre, il n’a jamais réellement cherché à se mettre en valeur : même s’il avait fait l’acquisition d’un hôtel particulier parisien, il restera à jamais ancré dans sa Provence et ne courra pas spécifiquement après les contrats. Son franc parler lui attirera aussi beaucoup d’inimitiés… quant à sa fidélité à Napoléon III, elle lui sera fatale.

Un autre aspect de sa personnalité peut néanmoins nous être dévoilé par l’étude de son domicile à Venelles.

Naples, et plus généralement l’Italie, constituaient une source d’inspiration inépuisable pour ce prix de Rome qui allait retenir l’attention de ses pairs avec une sculpture d’Hermès forgeant le caducée… la mythologie sera longtemps notre fil conducteur, présente jusque dans l’âtre de la cheminée où une plaque en fonte révèle une jeune fille, déchirant la lettre de son amant qui vient de la quitter et essayent de se suicider avec des vapeurs de charbon tandis que Cupidon arrose copieusement les braises pour l’épargner.Plaque de cheminée

Décoration salon VenellesSon salon, et plus généralement la maison, est un hommage vibrant à la mythologie et à l’Italie qu’il a tant aimée… ironie bien pesée, Chabaud aura fait aménager son salon en style pompéien alors que sa maison elle-même se trouve construite sur une ancienne villa romaine. Il y réalisera d’ailleurs des fouilles et prendra méticuleusement des moulages des pièces qu’il découvrira au fil des ans, que ses héritiers appellent encore aujourd’hui ses camées.

Des héritiers directs d’ailleurs, il n’en aura pas et l’on ne trouve dans sa maigre correspondance que bien peu d’éléments nous laissant à supposer qu’une femme aurait partagé sa vie… le vieil homme est mort en 1902, toujours solidement attaché à son village (dont il fut le maire) et sans descendance.

Son salon donc, va constituer un fil conducteur, un point de départ qui va nous permettre d’aborder quasiment toute son œuvre. Le décor, aujourd’hui hélas très endommagé apparaît comme un condensé du travail du sculpteur. Très inspiré des villas du sud de Naples et plus particulièrement de la villa Oplontis à Torre Annunziata (villa de Poppée), le style, essentiellement géométrique fait apparaître plusieurs éléments.

On y distingue tout d’abord des motifs typiquement pompéiens tels qu’un portail encadrant la porte d’accès au salon, identique dans sa conception à celui du mur ouest de la diaeta d’Oplontis

Toutefois, si les formes sont conservées, ni les couleurs, ni la composition (dissymétrique dans son ensemble) ne correspondent à un quelconque décor de l’époque romaine. Il s’agit plutôt ici d’une inspiration générale qui a abouti à un style disparate entre le style pompéien et le style art déco.

Le rouge utilisé pour le fond du décor lui-même, n’est pas le traditionnel rouge cinabre (sulfure de mercure), il tire plus vers une terre de sienne assez sombre, quant aux ornements, ils semblent particulièrement simplifiés avec une absence quasi totale de grotesques.

Pilastres en tompe l'œilDe part et d’autre d’une zone centrale destinée à accueillir la présentation des grands hommes à la Provence, deux pilastres en trompe l’œil appellent plusieurs commentaires.

Tout d’abord dans le choix des motifs, là, directement empruntés à ceux des villas pompéiennes et très en vogue au XIXème siècle : les deux candélabres sont ainsi des copies quasi conformes de pièces réalisées à Milan , de style néoclassique, dans la deuxième moitié du XIXème siècle, eux-mêmes inspirés de candélabres à trois pieds présents notamment sur le site de Torre Annunziata.

Les masques, aussi, sont conformes à la culture antique : ils seront une constante chez Chabaud, un élément décoratif très important que l’on retrouvera à chacune de ses collaborations avec Charles Garnier, notamment dans la composition des pilastres de l’opéra de Monte-Carlo, destinés à accueillir les bas-reliefs encore présents dans ce salon, aux angles de la pièce.

Le plus amusant dans cette histoire, c’est que cette obsession pour l’univers antique trouve un étrange retentissement sur son propre terrain.

On sait en effet que Chabaud réalisa des fouilles sur Venelles et plus particulièrement sur sa propriété : des échanges avec le musée du Louvre en attestent. Et même s’il est difficile de dire avec précision ce qu’il découvrit, de récentes recherches ont permis de mettre à jour sur sa propriété, un site gallo-romain de première importance. La présence de nombreuses tégulas, de sigillés, atteste en effet de la valeur archéologique de son terrain.

Archéologie Chabaud   Barolet

Il reste qu’aujourd’hui, le patrimoine lié à cet immense sculpteur est en péril.

Les institutionnels, qu’il s’agisse de la BNF ou du Musée d’Orsay continuent d’ignorer son œuvre et le capital disponible sur Venelles est en grand danger.

Le tremblement de terre de 1909 a fait son œuvre… une mauvaise préservation des sculptures et plâtres préparatoires n’est pas sans poser quelque inquiétude et la préservation de ses calques et croquis demeure douteuse. Il faut savoir ainsi que sur Venelles se trouvent encore les épreuves préparatoires en plâtre de sculptures majeures telles que le buste de Torelli, le buste de Salieri, le serment des jurisconsultes à la Provence, l’abolition de l’esclavage… un véritable patrimoine hélas méconnu et surtout qui n’est pas entretenu.

Diane chasseresse à VenellesL’un des exemples les plus frappants demeure une statue de Diane chasseresse, entreposée à la mort du sculpteur pendant près d’un siècle dans un pigeonnier. Aujourd’hui, le visage recouvert de fientes et le sein griffé, cette œuvre illustre le peu d’intérêt que l’on porte à ce sculpteur majeur qui eut le malheur d’œuvrer dans une période particulièrement troublée.

Chabaud appartient, à part entière, à un patrimoine qu’il convient de préserver et de défendre. Il collabora de son vivant avec Garnier et Eiffel, ce qui n’est pas rien. Son œuvre, même si elle peut paraître académique, demeure profondément révolutionnaire en ce sens qu’elle incorpore déjà des éléments technologiques comme le feront les défenseurs de l’art nouveau.

Il n’est pas, à ce titre, un petit maître de la sculpture comme certains peuvent le soutenir encore aujourd’hui… mais il a été et demeure un grand maître de la sculpture qui mérite de retrouver ses lettres de noblesse.

Chabaud à Venelles

Statue sur la tombe de ChabaudOn pourrait ajouter, qu’ici même, à Venelles, sa ville, il n’est pas reconnu non plus ! À Venelles Louis-Félix Chabaud c’est surtout la voûte qui porte son nom, bien qu’il ne semble pas que celle-ci ait un lien direct avec le sculpteur. Les paroissiens qui fréquentent l’église ont plus de chance et connaissent le bas-relief – Le sacre de Clovis – qu’on peut voir dans l’ancienne église. La dernière œuvre de l’artiste visible à Venelles se trouve sur sa tombe au cimetière de Venelles-le-Haut… la tombe est entretenue par ses héritiers mais la statue elle, est en mauvais état.