Louis-Félix Chabaud et Paris

30 janvier 2010 | par DD | 262 vues |

Afin de faire connaître l’œuvre parisienne de Louis Félix CHABAUD et en vue de la parution prochaine d’un ouvrage monogra­phique le concernant, Jean-Marc HERY se propose de servir de guide et d’animer, le samedi 5 juin prochain, pour les Venellois qui le souhai­te­raient, une visite sur Paris de l’Opéra Garnier et du Musée d’Orsay.

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4 commentaires à “Louis-Félix Chabaud et Paris”

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  1. Par Jean-marc HERY le 1 février 2010

    Certes une étude très sommaire avait été faite voici quelques années par des élèves de primaire, toutefois il faut être juste : cette munici­palité n’a pas fait grand chose pour Chabaud, les précé­dentes non plus !
    que l’on reprenne donc de façon chrono­logique :
    en 1929 une première étude avait été réalisée par l’académie des sciences d’Aix avec l’appui du maire de l’époque
    puis, et il convient de lui rendre hommage, il a fallu attendre Maurice Daugé qui, le premier, s’est réellement penché sur les archives et a même essayé de les faire connaître auprès du Musée d’Orsay où il a d’ailleurs déposé des copies de plusieurs documents qui sont consul­tables dans les archives dudit musée.
    Ensuite est venu Patrick Varrot, qui a fait un excellent travail mais qui a commis plusieurs erreurs, la première consistant dans des erreurs d’attribution dans les oeuvres du fonds Chabaud, la seconde en passant totalement à côté de deux aspects polémiques (ou du moins curieux) concernant le sculpteur :
     – le fait qu’il ait basé une bonne partie de son oeuvre sur l’antiquité et plus parti­cu­liè­rement sur l’art pompéien alors qu’il habitait sur une villa celte d’exception
     – le fait que son oeuvre était remplie de symboles qui permet­taient d’expliquer son étonnante longévité en tant qu’artiste d‘“Etat”
    La troisième erreur a consisté, selon moi, dans le fait d’imaginer qu’il serait possible de redonner ses lettres de noblesse à ce grand monsieur en ne s’appuyant que sur un plan local.
    Je reste pour ma part convaincu que Chabaud a eu une carrière nationale et que c’est donc sur un plan national qu’il convient de lui rendre hommage.
    C’est en ce sens que je travaille depuis 4 années. Je ne crois pas que quelqu’un soit allé fouiller avant les souterrains de la villa Médicis, ait effectué une étude sur le terrain, à rencontrer des historiens, des archéo­logues pour non seulement identifier l’ensemble de ses dessins mais au delà comprendre quel a été son chemi­nement.
    Je ne crois pas non plus qu’aucun inventaire de ses oeuvres n’ait été tenté auparavant : la meilleure preuve étant que le fonds Garnier et la BNF, tout comme les archives du Musée du Louvre, gardent trace du passage de tout chercheur qui travaille sur tel ou tel sujet.
    Chacun apporte sa pierre.
    Person­nel­lement je concède en vouloir énormément à la munici­palité actuelle qui n’a stric­tement rien fait pour faciliter mes démarches, n’y a pas adhéré et au contraire, m’aurait même plutôt poussé à abandonner… que ce soit sur le plan du patrimoine archéo­logique de Venelles (il faut savoir que le terrain de L.F. Chabaud est maintenant classé sur la base Patriarche grâce à l’appui de l’archéologue du Pays d’Aix mais aussi grâce à l’expertise d’un autre grand monsieur qui est le professeur GOUDINEAU du collège de France) ou sur le plan même de l’étude que je menais sur Chabaud.
    Il faut savoir que rien que sur le Patrimoine archéo­logique ont été sollicités pour leur expertise, les archéo­logues du Pays d’Aix, le directeur du Musée d’Arles, le Collège de France, le Musée national de Saint Germain en Laye et l’université de Luxembourg.
    Tout ceci demande du temps, de la patience, nécessite aussi de se déplacer souvent… voyages riches en ensei­gnements mais qui ne sont aucunement financés par la mairie de Venelles et ne coûtent pas un centime au contri­buable venellois.
    Je me souviendrai toujours des 3 semaines passées cet été à suivre le parcours de Chabaud en Italie, à tenter de comprendre quels étaient les grands axes de son périple depuis la villa Médicis (il y arriva dans une période très tourmentée où les pension­naires avaient été contraints de fuir à Florence)… à Pompéi, Stabie, Herculanum, Naples évidemment, mais aussi à Rome, Florence, Pise, Monreale, Assise…
    J’aurai toujours un souvenir ému en me remémorant la rencontre avec le conser­vateur de la Villa Médicis, à lui demander si « par hasard » il ne subsis­terait pas dans la villa des copies des frises du Parthénon (que Chabaud a repro­duites de façon quasi systé­ma­tiques)… l’on fouille dans les archives de l’époque, on consulte les courriers personnels du directeur Jean Alaux et par hasard on tombe sur un texte mentionnant de telles repro­ductions dans les souterrains de la villa…
    Le conser­vateur nous ouvre les portes des souterrains, impra­tiqués depuis des années (la Banque d’Italie y avait dissimulé son trésor pendant la guerre et l’aspect labyrin­thique de ceux-ci fit qu’on ne le retrouva jamais)… l’on tente d’allumer un éclairage obsolète et tout disjoncte… et il faudra deux heures et l’intervention d’un électricien arrivé avec des torches pour attaquer la « spéléologie » et finalement retrouver ces copies des frises du Parthénon.
    Il a fallu beaucoup d’obstination mais aussi des moyens, en terme de temps, en terme d’investissement mais aussi sur un plan financier.
    Certes, j’ai toutes les raisons d’en vouloir à la munici­palité actuelle qui n’a pas compris (alors même que l’on monte un office de tourisme sur Venelles, … alors même que l’on envisage d’y construire un hôtel) tout l’intérêt qu’il y avait à défendre et à mettre en valeur le patrimoine.
    Mais je dois aussi me rappeler des joyeux quolibets dont certains m’ont affublés au début de mes recherches, estimant que le travail sur Chabaud était une chasse gardée… je n’oublierai person­nel­lement jamais le terme de charognard qui avait été employé à mon encontre sur ce même site par un élu d’opposition.
    Et sans dévoiler tout ce qui sera bouclé cette année, je tiens quand même à annoncer quelques éléments de mon travail :
    1) le classement de deux oeuvres de Louis Félix CHABAUD est actuel­lement à l’étude
    2) une monographie est bouclée, elle sera préfacée par 3 person­nalités que personne n’osera contester tant leur notoriété est importante
    3) la collection archéo­logique donnera lieu à un dépôt auprès de la communauté scien­tifique, la plus à même d’en apprécier la qualité et de poursuivre la modeste étude que j’ai initiée
    4) selon toute vraisem­blance, un hommage à Chabaud sera rendu dès cette année dans un très grand Musée spécialisé dans le 19ème siècle en France puis à l’étranger.
    5) l’ensemble des archives a été répertorié suivant les critères des historiens d’art, repro­duites et celles-ci ainsi que le texte de la monographie que j’ai achevée (et pris soin de déposer à la SGDL évidemment ainsi que l’ensemble des photo­graphies réalisées avec l’aimable autori­sation de l’Opéra de Paris, du Musée d’Orsay, du Musée National d’archéologie de Naples, de la Villa Médicis et de la Société des Bains de Mer) ont été déposé à la fois à la Biblio­thèque Nationale de France et dans les archives du Musée d’Orsay pour être mis à la dispo­sition des chercheurs.
    Person­nel­lement, je suis prêt à faire du porte à porte s’il le faut, à prêcher avec mon bâton de pèlerin pour convaincre de l’étendue du génie de ce sculpteur, de son influence aussi sur ses successeurs ; c’est pour cela que j’ai proposé ce voyage sur Paris.
    La personne qui se cache sous le pseudonyme CHABAUD, si elle s’intéresse tant à lui n’a qu’à accepter que je lui dévoile l’étendue de son travail parisien. Car même si une seule personne est inscrite, et si cette personne le désire, ce voyage se fera et je me mettrai à son entière dispo­sition.
    Quant au travail réalisé par des élèves de CM2… je suis étonné que l’on relance la polémique… il est tout à fait consultable en Mairie, il suffit de demander d’y avoir accès

  2. Par CHABAUD le 1 février 2010

    Une étude avait été faite il y a quelques années par l’école Maurice Plantier sur Chabaud. Où est-elle passée?l’école était même allée à Rome voir une expo. Dommage que la munici­palité ne lui fasse pas un hommage digne de lui alors qu’il y a une partie de ses descendants qui habitent encore la commune.

  3. Par Jean-marc HERY le 31 janvier 2010

    Je me permets de répondre à Janine.
    Effec­ti­vement, pour couvrir correc­tement le dossier CHABAUD et donner une juste mesure de son travail sur la Capitale une journée pourrait ne pas être suffisante.
    En réalité, le programme idéal serait le suivant :
    1) visiter le Musée d’Orsay afin d’une part de consulter le dépar­tement dévolu à l’Opéra de Paris et plus parti­cu­liè­rement la maquette en coupe de l’Opéra (qui permet de visualiser de façon synthétique les œuvres de Chabaud, d’en découvrir certaines situées dans des zones interdites au public (je pense aux cheminées, au foyer de la danse). La visite du Musée d’Orsay permet aussi de voir l’influence que Chabaud eut sur les écoles suivantes : Charles Degeoge, qui fut l’un de ses élèves… sir alfred Drury qui s’inspira et plagiat même son œuvre pour contribuer au mouvement Art Nouveau en Angleterre… enfin la visite du Musée d’Orsay permet d’avoir une idée du travail de ses contem­porains.
    2) visiter l’Opéra de Paris (3h environ), visite axée naturel­lement autour des œuvres de Chabaud.
    Malheu­reu­sement il ne sera pas possible de voir le foyer de la Danse (qui nécessite des autori­sations assez parti­cu­lières dans la mesure où cette salle est réguliè­rement occupée par le corps de ballet et où elle est située derrière la scène) et il faut signaler qu’il est impossible d’assurer à l’avance la visite de la salle de l’Opéra en elle-même (puisque des répétitions ou des raccords peuvent y être prévus à la dernière minute). Toutefois, entre les extérieurs (qui appellent déjà de très nombreux commen­taires), la Rotonde, l’avant-foyer, le Grand escalier, le bassin, la Biblio­thèque et naturel­lement le grand foyer, il y a à peu près 400 œuvres de Chabaud à observer.
    L’opéra est aussi emblé­matique de plusieurs erreurs qui ont été commises par le passé… on a par exemple écrit qu’après la chute de Napoléon III la carrière de Chabaud s’est faite plus discrète… on sait aujourd’hui que c’est entiè­rement faux : la carrière de Chabaud a perduré jusqu’en 1891 et il est intéressant de constater que ce sculpteur a survécu à 5 régimes politiques différents !
    Une anecdote amusante : lorsqu’en 1871 les Communards mettent le feu à l’Hôtel de Ville de Paris il faudra ensuite le recons­truire… et l’on fit appel à Louis Félix Chabaud pour assurer une partie de l’ornementation (et pas n’importe laquelle !)

    Bref, en toute rigueur, après la visite du Musée d’Orsay et de l’Opéra il conviendrait de se rendre à l’Hôtel de Ville de Paris puis, pour comprendre les raisons de cette “longévité politique”, de se rendre aussi au Musée du Louvre pour visiter plus parti­cu­liè­rement 3 dépar­tements :
    a) la galerie des peintures italiennes (il faut en effet considérer atten­ti­vement le tableau attribué à de Vinci intitulé Saint Jean Baptiste au Thyrse)
    b) la galerie des arts graphiques (pour consulter les dessins de Clairin d’après les œuvres de Chabaud… Clairin étant le portraitiste qui réalisa le portrait de Sarah Bernhard exposé au Petit Palais)
    c) les appar­tements de Napoléon III, pour percer un secret bien gardé jusqu’à ce jour et qui permet un décryptage de l’œuvre du sculpteur.

    En outre il faudra évidemment prendre en consi­dé­ration les œuvres que Chabaud a aussi réalisées pour le Musée du Louvre (car il y a des Chabaud au Musée du Louvre !)

    En toute rigueur il faudrait donc deux jour pour réaliser l’ensemble des visites… toutefois je suis conscient que cela peut générer des frais qui pourraient paraître lourds à certains (une nuit d’hôtel, les repas, les déplacements)

    Person­nel­lement je serai à Paris dès le vendredi soir et en repartirai le dimanche soir vers 20h… je me tiendrai donc à l’entière dispo­sition des Venellois qui seraient intéressés. J’ai proposé ce système de “souscription” afin de permettre aux éventuels parti­cipants de disposer d’un tarif SNCF préfé­rentiel. L’objectif demeure de faire prendre conscience à certains Venellois (et ensuite par le bouche à oreille) de l’importance de la contri­bution de Louis Félix Chabaud qui ne fut certai­nement pas “le petit sculpteur local” que certains voudraient présenter encore aujourd’hui, y compris sur Venelles.

    Naturel­lement, même si très peu de Venellois se révèlent au final intéressés, je me tiendrai, de la même façon à leur disposition.

    Je remercie encore une fois Daniel DAIX pour son aide toujours précieuse : il est le seul qui ait permis de commu­niquer sur ces travaux qui m’occupent depuis 4 ans et qui trouveront leur aboutis­sement d’ici à un an.
    En fait… il est temps d’avouer qu’ils ont déjà trouvé leur aboutis­sement puisqu’il a été procédé il y a quelques jours à peine à la resti­tution, à l’Opéra de Paris, d’une œuvre de Paul BAUDRY, présente dans le fonds Chabaud à Venelles et qui a éclairé les conser­vateurs sur un pan méconnu de l’édification de l’Opéra.
    Cette démarche n’est qu’un commen­cement et j’annoncerai dans les mois qui viennent d’autres événements plus specta­cu­laires encore.
    Je me tiens évidemment à la dispo­sition de tous ceux qui pourraient être intéressés

    Bien cordia­lement

  4. Par JANINE le 30 janvier 2010

    JE serais intéressée, mais une nuit me parait juste. Je prends une option.
    Janine

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