Pendant la campagne électorale les candidats ont tous mis en avant leur engagement pour le Développement Durable et ont promis de mettre en œuvre une nouvelle façon de gouverner la ville. Chaque meeting, chaque tract nous parlait de démocratie participative, de concertation, de commissions ouvertes aux associations et aux citoyens… chacun pourrait être informé des projets, donner son avis… et même celui-ci pourrait être pris en compte ! Qu’en reste-t-il deux mois plus tard ? Rien ou pas grand chose, du moins en ce qui concerne le Plan Local d’Urbanisme.

Hier soir lors du conseil municipal nous avons appris que le PLU était prêt, qu’une réunion ouverte à certaines associations aurait lieu le 4 juin, une réunion publique le 10 juin, le vote par les élus le 23 juin, en un mois tout sera bouclé… ou bâclé ?

Le projet est ficelé, prêt à être voté. La réunion du 4 juin avec les associations est suffisamment proche pour qu’elle ne puisse être préparée dans la sérénité, la réunion du 10 juin sera purement informative, le vote du 23 par le conseil une formalité. Même les élus de l’opposition n’en savent pas beaucoup plus que nous et monsieur Morbelli s’est étonné qu’une réunion plénière du conseil ne soit pas programmée.

Heureusement, pour égayer un conseil bien tristounet et de peu d’importance, même si l’opposition a fait son boulot (en partie du moins), Robert Chardon a commis le lapsus qui nous a fait rire. Voulant se féliciter d’un conseil apaisé, détendu sinon endormi… il a dit “que nous avions la chance d’être dans un pays où la démocratie participative fonctionnait bien” !!! Il s’est vite rattrapé et a corrigé, il voulait, bien évidemment, dire démocratie représentative.