Conseil du 24 septembre 2013

Sans surprise… jusqu’à 20h30 au moins parce que la soirée menaçant de s’éterniser j’ai quitté la mairie après le premier vote à bulletins secrets. Sans surprise aussi parce que comme on s’y attendait ce fut un dialogue de sourds.

Les Venellois étaient nombreux, une quarantaine environ et, bien qu’arrivé en avance, il m’a fallu rester sur le palier sous le regard attentif et bienveillant de Fernand Charpin.

En début de séance le maire propose de mettre à l’ordre du jour une délibération supplémentaire concernant l’exonération de taxe foncière des terrains constructibles de Venelles. L’opposition,bien que favorable à l’exonération, ne veut pas de la modification de l’ordre du jour ce qui nécessite un premier vote.

Robert Chardon lit et fait distribuer aux élus et au public une déclaration… Comme vous le constatez, l’ordre du jour de la séance de notre assemblée est amplement consacré, ce soir, à des questions d’ordre institutionnel. Ces questions font suite à la décision que j’ai récemment été amené à prendre de retirer les délégations que j’avais consenties à trois de mes adjoints et à une conseillère municipale. Dans un esprit de transparence démocratiqueLe texte de la déclaration

Françoise WELLER prend ensuite la parole pour lire un long, trop long texte faisant l’apologie de son action de déléguée à la bibliothèque municipale, au tourisme et au jumelage… une petite phrase au sujet de son remplacement, un élu de paille qui va récupérer le bilan ! Elle aurait pu faire plus court sans dommage puisque ce n’était pas le sujet, personne, ni le maire ni l’opposition ne mettant en cause son travail et son engagement ! S’ensuit un long échange, des discussions sans fin, le maire soutenant que FW a dit, elle soutenant qu’elle n’a jamais dit… le maire rappelant que les délégations ne dépendent que de lui… des petites phrases, des piques, position abusive, injustifiée, élu de pacotille…

Alain Quaranta prend alors la parole pour rappeler que ses critiques étaient normales au sein d’un groupe… salle de la Bosque sans prendre en compte les observations des citoyens et des associations, la réfection de la place des Logis, l’annulation de la fête foraine du 14 juillet…

Évelyne Coursol rappelle alors que dans d’autres temps Robert Chardon avait pris la tête d’une fronde contre Jean-Pierre SAEZ… vous êtes le chef des contorsionnistes lui dit-elle.

Jean-Pierre BABULEAUD se dit très étonné car “toujours fidèles lors des votes depuis que vous êtes maire” et aussi du retrait de sa photo dans le programme de Venelles Culture.

Alain QUARANTA surpris, dictateur, n’ai pas pu parler… le maire lui répond “C’est moi qui signe, c’est moi le maire”. AQ évoque la série Dallas… “il ne te manque plus que le chapeau et le cigare !”

Arnaud MERCIER explique alors les raisons des votes prévus sur les premières délibérations et s’interroge sur la validité d’un vote qui élirait de nouveaux adjoint avant que les “démissions” ne soient enregistrées en préfecture.

RC reprend la parole pour dire que cela a déjà été fait en 2004. S’adressant à EC “à la CAO, si vous n’y étiez pas cela se serait passé sans vous de la même façon !” Du coup Évelyne Coursol annonce démissionner de son poste de président de la commission.

AM à RC, il y a un an tu avais hérité d’une équipe soudée… Robert qu’en as-tu fait ?

Marie-Pierre PEYROU, “Mascarade…Êtes-vous toujours tous à droite ?” RC répondant “Occupe-toi des problèmes à gauche, je m’en occuperai à droite.”

Serge Briançon propose de voter pour démettre le maire des ses délégations. RC consulte le directeur des services… c’est possible sous conditions.

Enfin arrive le moment du premier vote à bulletins secrets concernant le maintien ou non de M. Babuleaud en qualité d’adjoint. Le résultat est clairement celui attendu : Contre le maintien, 17 et 11 pour. (Opposition 6 + JP. Babuleaud, A. Mercier, A. Quaranta, F.Weller, C. Caillaud).

Il est près de 20h30 et tout laisse supposer que le rapport des forces en présence est établi et que les autres votes donneront le même résultat. La quasi-totalité de la salle se lève et quitte la mairie.