Depuis quelques semaines on parle beaucoup à Venelles de l’achat du terrain nécessaire à la construction de la station d’épuration nord qui doit permettre la réalisation des projets immobiliers dans les zones de Font-Trompette et des Figueirasses. À la demande du CIQ a eu lieu récemment une rencontre avec la REVE qui confirmait que le terrain serait acheté à l’amiable.

Christophe MARIN vous propose ci-après la chronologie des évènements et vous explique comment la dépense a été multipliée par 10 en deux ans. →

LE TERRAIN “VAGUE” DE LA STATION D’ÉPURATION BEAUCOUP TROP CHER POUR LES VENELLOIS,
INESTIMABLE POUR NOS ÉLUS !!!

Je présente comme convenu, pour ceux qui s’intéressent aux dépenses de l’argent public, mais aussi pour que les élus ne puissent pas dire qu’ils ne connaissaient pas le sujet, la chronologie de l’achat du terrain de la station d’épuration nord :

  1. Après de multiples discussions avec M. Saubaméa, propriétaire du terrain, un compromis a été signé entre les 2 parties (M. Saubaméa et la Régie des Eaux de Venelles) pour l’achat de 3 hectares au prix de 26 500 € (vingt six mille cinq cents euros), soit, 0,85 € le m2. Le 11/10/2011 en conseil de liste, M. Chardon estime que « c’est un bon compromis » après avoir annoncé que ce serait une décision définitive.
  2. Après d’âpres discussions avec quelques, peu, d’élus de sa majorité, M. Chardon décide de faire un autre compromis disant lui-même qu’il n’était pas pressé tant que routes et constructions ne voyaient pas le jour et décide d’abandonner le précédent. Chose étonnante, l’ancienne adjointe à l’urbanisme en fonction, Mme Clavel, n’a jamais rien trouvé à redire sur le sujet, bien au contraire, alors que Mr Granier, ancien et actuel adjoint à l’urbanisme s’est étonné en conseil d’administration du 8 octobre 2012 de l’opportunité de signer un nouveau compromis ! Je lui suggère alors de faire une Déclaration d’Utilité Publique (DUP), et là, après n’être pas pressé, il me répond que cela prendrait trop de temps !!! Aujourd’hui, 2 ans et demi après nous verrions les premiers travaux ! Au lieu de ça, nous ne sommes toujours pas, et pas près d’être propriétaire de ce terrain dans les nouvelles conditions. M. Chardon décide de ne pas donner suite au premier compromis et la R.E.V.E n’achète plus le terrain.
  3. Le propriétaire décide de refuser de signer un nouveau compromis, on comprend aujourd’hui pourquoi. M. Chardon annonce en conseil de liste du 27/03/2012 que la commune se réserve le droit de faire une DUP. Ce dont les élus se félicitent. On l’attend encore avec impatience !
  4. Puis plus rien jusqu’en juin 2014 (juste après la campagne électorale), où, hasard du calendrier, M. Saubaméa propose l’achat de son terrain pour la modique nouvelle somme de 200 000 € (deux cent mille euros) ! OUI, VOUS LISEZ BIEN.
  5. M. le maire contacte les services de l’état et le préfet puisque l’opération est délicate, et ceux ci répondent, en toute logique que : s’il est autorisé d’acheter un terrain plus cher que l’estimation des domaines, il faut vérifier que le montant retenu par la collectivité territoriale ne soit PAS DISPROPORTIONNE par rapport à la valeur vénale du bien. J’ajoute qu’il faudra expliquer, qu’en plus, un compromis parfaitement valable a été signé au prix des domaines ! On voit là que le légal cherche à l’emporter sur la morale.
  6. Aujourd’hui la mairie décide d’acheter ce terrain au prix de 185 000 € (cent quatre vingt cinq mille euros). On notera que ce n’est plus la R.E.V.E qui achète le terrain ! Quand on sait que l’on ne devait payer en 2012 que la partie nécessaire à la STEP, soit 12 500 € (douze mille cinq cents euros) ! Notre majorité municipale proposera prochainement en conseil municipal d’acheter ce terrain, à l’AMIABLE, comme précisé aux associations. On peut même trouver le mot AMIABLE un peu modéré, le prix de celui ci étant multiplié par 14 deux ans après !!!

P.S : Tous les comptes rendus de la Régie des Eaux de Venelles ainsi que ceux des conseils de liste étaient relus et validés après correction par M. le maire, ce qui leur donnent d’autant plus de valeur.

Remarques :

– Comment des élus, dignes de ce nom osent voter cela, je dirais même osent le proposer, voire même l’étudier alors qu’une DUP est toujours possible. On nous invoque une nouvelle estimation des domaines aux environs de 65 000 € (soixante cinq mille euros) avec un papier où il est inscrit “officieux” ! Le prix des terrains agricoles a baissé partout et s’est multiplié grandement à Venelles. On peut quand même noter que même à ce tarif on est toujours très loin des 185 000 € ! On nous a promis un CONTRÔLE DE GESTION. Quand il laisse passer une telle « affaire », ce n’est pas la peine de faire croire à sa légitimité pendant la campagne pour en arriver là.

– Les élus majoritaires invoquent aussi la longueur d’une DUP ; il aurait mieux valu écouter en temps voulu plutôt que de mépriser certaines personnes. Et la différence de délai entre une DUP et les différents recours possibles en commençant par le tribunal administratif sont assez équivalents voire supérieurs, avec le risque de devoir peut être en arriver à une DUP quand ce dossier sera bien analysé en profondeur et donc de perdre encore plus de temps.

– Certains élus de la majorité seraient bien inspirés, par respect pour les Venellois, mais aussi par respect pour eux-mêmes, car je sais que quelques-uns suivent mais sont en complet désaccord avec cette délibération, de s’installer dès aujourd’hui dans une DUP. Je ne saurais que soumettre à ceux, pour qui l’engagement respectueux de leur mandat est une priorité, de se faire connaitre afin qu’il reste aux yeux des Venellois une partie de leurs élus en qui ils puissent garder une entière confiance. Il vaut mieux, quelquefois, retrouver les voies de la sagesse plutôt que de s’entêter et de défier les Venellois en jouant avec leur argent, et pire, avec leur confiance.

MESDAMES ET MESSIEURS LES ÉLUS, VOUS AVEZ L’OCCASION DE NOUS MONTRER VOTRE DIFFÉRENCE AVEC CEUX QUI TOUS LES JOURS SALISSENT NOTRE RÉPUBLIQUE, MONTREZ-VOUS A LA HAUTEUR DE VOTRE ÉLECTION, LES VENELLOIS VOUS REGARDENT…

Christophe MARIN