Selon Ésope, « La langue est la meilleure et la pire des choses. » … on pourrait en dire autant d’Internet. Les exemples ne manquent pas, Facebook, Twitter, Périscope… nous en donnent la preuve chaque jour.

Un exemple concret, proche de nous, je ne sais pas encore de quel côté il se situe – POUR AIX – un site nouveau qui se vante d’avoir fait reculer la mairie d’Aix et le préfet sur la décision de fermer certains bars à minuit trente au lieu de deux heures du matin.

La démarche

À son origine, une première mobilisation payante, en juin dernier contre la décision de la mairie d’Aix-en-Provence de faire fermer les bars à minuit trente, au lieu de deux heures du matin jusque-là.

Le site permet aujourd’hui à toute personne ou association de créer des actions en ligne pour interpeller les pouvoirs publics sur des sujets qui concernent directement les citoyennes et les citoyens. En effet, les acteurs publics et privés travaillent de plus en plus images et notoriétés numériques prenant parfois plus soin de celles-ci que de leurs propres actes. Mais le jeu est pervers car la toile elle-même est aujourd’hui le véritable contre pouvoir de cette société de communication si bien décrite par Habermas. Telle est la finalité de cet équilibre qui n’est encore qu’embryonnaire à ce stade mais qui se généralisera d’ici une décennie et changera la forme et le discours du politique.Nous proposons à chacune et chacun de se mobiliser numériquement pour écorner cette image lorsque les actes ne correspondent pas à ce que les citoyen-ne-s attendaient des politiques, des entreprises…

Pourront-ils « dépasser leur image de défenseurs des bars, des jeunes soûlards et se placer dans le débat local » ?
Les petits clics qui font les grandes rivières (La Provence 16 septembre 2015)