L’équipe du maire, 15 normalement, était réduite à 11, Mme Ardevol ; Mmes Carette, Beaux et Fabiani manquaient à l’appel, et il fallait y ajouter l’absent aux long cours : Monsieur Gourier ; côté opposition (s) un seul siège vide, celui de Mme Caille.

C’est Monsieur Garcia, élu vie économique, qui entame ce Conseil pour nous informer, paper-board à l’appui, que le Markethon est un succès, denrée rare pour l’équipe en place qui méritait bien que l’on s’y arrêtât !

L’adoption du PV du Conseil précédent donne lieu aux remarques habituelles, un S de trop fournit, à Monsieur Caillaud, l’occasion de traiter Monsieur Briançon de « Grande gueule », cet intermède succédant au doigt d’honneur dont l’élu à la Culture gratifia le précédent il y a quelques semaines, permet de conclure que ces deux là ne devraient pas passer ensemble leurs prochaines vacances.

Des 11 délibérations soumises au Conseil, une seule est approuvée à l’unanimité, celle concernant la signature du marché de travaux divers sur le réseau AEP. Un élu refuse de voter l’admission en non valeur de sommes dues relatives à l’eau et l’assainissement, au motif que la Commission Finances ne s’est pas réunie pour discuter des modifications apportées au budget primitif. Les 9 autres délibérations sont approuvées par 15 voix et repoussées par 11 à 14 voix et 1 à 3 abstentions, suivant les cas.

Les modifications du budget principal ou des budgets annexes concernant l’eau et l’assainissement mais aussi toutes les décisions concernant de futures constructions qui impliquent donc des changements importants dans la commune, ont été acquises par une majorité minimale.

Les constructions, de la nouvelle poste avec commerces (2x100M2) et 3 ou 4 logements sociaux, de 2 ou 3 logements sociaux à l’emplacement de la maison Gazel et surprise de 5 pavillons sociaux chemin du Stade constituaient le gros morceau de ce Conseil. Si les 2 premiers projets avaient tout du serpent de mer, le dernier était le lapin qui sortait du chapeau puisque issu de la découverte toute récente d’un terrain communal constructible ! Ce n’est pas sur le fond que les oppositions contraient ce projet mais sur la forme. Le montage trouvé par l’équipe du maire, s’il a l’avantage espéré de raccourcir les délais de réalisation et de libérer élus et fonctionnaires de tout souci de construction, cède une partie importante du domaine communal pour un bénéfice maigrichon : la réalisation de 11 logements sociaux.

Il s’agit, en effet, d’octroyer à un bailleur social, Famille et Provence, un bail à construction pour ces réalisations : la commune donne au bailleur le terrain à bâtir, moyennant quoi celui-ci construit des logements sociaux, des commerces et la Poste dont il encaissera les loyers pendant 55 ans, à l’issue desquels la commune récupèrera les bâtiments, on ne sait dans quel état. La durée du bail 55 ans reposant sur la rentabilité estimée par le bailleur, mais non soumise aux élus, les prestations des constructions non définies, les modalités d’entretien et d’état des constructions à l’issue du bail, mais aussi le sentiment que l’option retenue par le maire prive la commune d’une partie de son patrimoine, autant de raisons à la réticence des élus des oppositions.

Deux sourires dans ce Conseil morose ou l’impression Chambre d’enregistrement est de plus en plus flagrante :

  • le cri du cœur de l’élue au développement durable, à une question sur l’état des constructions dans 55 ans :
    • « Mais qu’est-ce que ça peut faire, on sera tous morts ! »
  • « La mairie est propriétaire ? Alors là il faut vraiment faire quelque chose ! », façon Oui-Oui, par le benjamin du maire découvrant soudain le statut de la Poste de Venelles, dont la vétusté est un sujet récurent sur la commune.

Le premier adjoint clôt le Conseil par la lecture des décisions du maire où le volet “procédures” est, comme toujours, important, mais le public aura compris que si Monsieur le Maire n’hésite pas multiplier les dépôts de plainte contre les élus des oppositions (combien en tout ? une trentaine ?), il n’accepte pas d’avoir à répondre aux questions des gendarmes pendant 4 heures.